Le mot apéritif a été emprunté au latin médiéval aperitivus, du verbe aperire qui signifie « ouvrir ». Jusqu'au 17ème siècle, médicalement, aperitivus désignait tout ce qui « favorise l'élimination » et ce n'est qu'au 19ème siècle que ce terme puis l'emploi du substantif « un apéritif » désignent tout« ce qui ouvre l'appétit ».

Les premières boissons étaient élaborées à partir de certaines plantes reconnues pour ces propriétés apéritives et avaient pour missiond'ouvrir l’appétit, de soulager les maux d’estomac, de faciliter la digestion.

L'introduction de l'alcool remonte à la fin du 19ème siècle et la pratique de l'apéritif qui se rencontre surtout dans les milieux aisés se popularise au 20ème siècle dans les années 40, devenant aussi l'occasion de découvrir et mettre en valeur une multitude de produits : fromage, charcuterie, olives, tartines, cacahuètes, biscuits ...

Aujourd'hui l'apéritif est un temps festif privilégié que les français seraient 77% à pratiquer au rythme d'une fois par semaine environ.

Prélude aux dîners de famille ou entre copains, façon « dîner-dinette » lorsqu'il est qualifié de dînatoire, il est souvent vécu comme un joyeux moment convivial mais peut devenir problématique pour les intolérants au gluten et au lactose tout comme, du reste, pour les personnes présentant des troubles métaboliques car trop souvent encore il étale sur nos tables chips, cacahuètes grillées salées, biscuits apéritifs trop gras et trop salés, charcuteries...décorés de quelques tomates cerises hors saison sans qualité gustative ni qualitative !

Alors comment allier plaisir et santé car il ne s'agit pas de se priver de ce partage chaleureux et de ce moment de détente qui débute une soirée amicale ou familiale ?