En théorie, ces radicaux libres sont neutralisés par des mécanismes naturels protecteurs de l’organisme : les antioxydants. Ainsi nous disposons d’enzymes antioxydantes : la superoxyde dismutase (qui a besoin, pour être activée, du zinc, du cuivre et du manganèse issus de l'alimentation), le glutathion (qui lui a besoin de sélénium issu de l'alimentation pour être activé)...etc.

Mais dans la réalité, les systèmes de protection antioxydante sont souvent débordés : si nous sommes jeunes, en bonne santé, que nous ne fumons pas, que nous vivons au grand air sans abuser du soleil, que nous marchons chaque jour, et que nous consommons de grandes quantités de fruits et légumes bio, nous neutralisons assez bien ces radicaux libres et pouvons limiter les dégâts mais en prenant de l'âge, en vivant dans une atmosphère polluée, en consommant des plats industriels ou des aliments trop cuits, en étant soumis à un stress chronique, nous ne pouvons faire face correctement à ce stress oxydatif.

Les antioxydants les plus connus sont directement apportés par les aliments qui contiennent des vitamines C (fruits et légumes) et E (germe de blé, noix de toutes sortes, amandes, huiles végétales...), des caroténoïdes (légumes à feuilles vert sombre, légumes et fruits de couleur rouge, orange et jaune) , des polyphénols (légumes et fruits) et du sélénium (noix du Brésil, jaune d’œuf, viandes et poissons...)

Les études concluent qu'il faudrait probablement consommer autour de 8 portions de légumes et fruits par jour, de préférence bio et entiers plutôt qu'en jus, en mettant l'accent sur les légumes crucifères (tous les choux, les navets, les radis, le cresson, la roquette... les plantes oléagineuses telles que le colza et la cameline) crus ou peu cuits, assaisonnés avec aromates, épices (bio) comme le curcuma et le gingembre et les fruits rouges (fraises, framboises, myrtille, mûres, cassis, canneberge), boire du thé vert et un peu de vin rouge bio (pour leurs polyphénols), rajouter des noix du Brésil (championnes en sélénium)

Un outil est utilisé pour chiffrer le pouvoir antioxydant d'un aliment, c'est l'indice ORAC. Plusle chiffre donné est élevé, plus l'aliment est antioxydant.

C'est cet indice qui a permis de qualifier certains fruits de « super fruits » de par leur score antioxydant. Ils sont aujourd'hui pour la plupart bien connus et distribués sous forme de baies séchées, de poudre ou de jus dans les magasins bio. Il s'agit essentiellement du goji, de l'açaï, du mangoustan, de la grenade, de la canneberge, de la myrtille…

Connu de tout le monde, le cactus Opuntia ficus indica, appelé communément figuier de barbarie ou Nopal produit un « super fruit » encore peu commercialisé : la figue de barbarie qui présente d'exceptionnelles qualités antioxydantes .

Des études scientifiques et cliniques ont mis en évidence les propriétés antioxydantes de ce fruit comparé à la vitamine C. Ainsi la consommation de ce fruit frais (croqué cru ou en jus)

  • augmente  la capacité antioxydante des cellules de plus de 50% et réduit la sensibilité du cholestérol LDL (appelé communément « bon cholestérol ») à l'oxydation.

  • favorise la concentration plasmatique des vitamines C et E, les deux principales vitamines antioxydantes

  • augmente significativementle taux globulaire de glutathion peroxydase, une de nos enzymes de défenses présente naturellement dans notre organisme

C'est essentiellement l'indicaxanthine, un des pigments bétalaïnes de la figue de barbarie à l'origine , du reste, de sa très jolie couleur vive, qui lui confère son rôle actif de protecteur :

  • des parois des vaisseaux sanguins (réduction de la sensibilité à l'oxydation du « bon cholestérol », action anti-athérosclérose)

  • des cellules du cortex cérébral (protection contre les maladies neurodégénératives et contre les AVC – accidents vasculaires cérébraux- car cette molécule passe la barrière hémato-encéphalique et peut ainsi agir sur les cellules du cortex cérébral)

  • de la muqueuse de l'intestin en s'opposant à la production des molécules à l'origine de l'inflammation. Or, l'inflammation chronique accélère le stress oxydatif.

Outre ses exceptionnelles propriétés antioxydantes la figue de barbarie se distingue par son intéressant effet anti-rétention d'eau ainsi que sa capacité à diminuer les sensations de gonflements (pieds, chevilles, mollets) et de jambes lourdes. C'est un diurétique efficace qui a l'appréciable particularité de ne pas déminéraliser l'organisme grâce à son apport en potassium et calcium.

La meilleure façon de consommer ce super fruit est de le prendre sous forme de jus frais (fruit mixé qui permet d’offrir la totalité du fruit, fibres comprises) à raison de 10 cl par jour.

Mais rien n'empêche de le déguster de façon plus gourmande !

Un smoothie super anti-oxydant : figue de barbarie, myrtilles et baies de goji

Préparation : 5 min /trempage  : 20 à 30 min

Facile à réaliser/moyennement cher

Ingrédients pour un smoothie :

• 150 g de myrtilles fraîches

• 1 c. à s. de baies de goji

1 pointe de couteau de gingembre râpé

• 10 cl de jus de figue de barbarie

Faire tremper les baies de goji 20 à 30 minutes dans un peu d'eau tiède afin qu'elle se réhydratent.

Dans le bol à hélice du robot, verser les baies de goji et leur eau de trempage, ajouter les myrtilles, le gingembre et le jus de figue de barbarie.

Mixer jusqu'à ce que la préparation soit homogène.

Facultatif : pour plus de velouté, on peut rajouter 1/2 banane et pour plus de douceur un peu de sirop d'agave

Sorbet crémeux de melon à la menthe et aux noix de cajou

Préparation : 10 min

Facile à réaliser/moyennement cher

Ingrédients pour 4 verrines :

• 1 melon bien mûr

• 40 cl de jus de figue de barbarie

• 1 vingtaine de noix de cajou

• menthe fraîche (selon le goût désiré)

Mixer tous les ingrédients jusqu'à obtention d'une texture lisse et onctueuse. Si l'on dispose d'une sorbetière y verser le mélange et procéder suivant les instructions de la machine. Si l'on ne dispose pas d'une sorbetière placer le mélange au congélateur. Au moment de servir, il suffit de mixer ce mélange dans le robot, il redevient crémeux, le répartir dans les verrines et le déguster aussitôt.

article écrit pour le numéro de juillet-août 2016 d'Ecolomag