Par principe ne pas administrer d'huiles essentielles, sans prescription d'un thérapeute, aux :

  • femmes enceintes et allaitantes

  • aux enfants de moins de 3 ans (exception faite de l'huile essentielle de lavande vraie -lavandula angustifolia - diluée dans de l'huile végétale et uniquement sous la plante des pieds et orteils en massage, pour un bébé qui ne dort pas bien par exemple)

  • prudence avec l'automédication par voie interne chez l'adulte et surtout ne pas en administrer aux enfants de moins de 12 ans !

I/ Ce qu'il est bon de savoir lorsqu'on choisit une huile essentielle...

1/ Trois critères sont absolument indispensables pour garantir la qualité d'une huile essentielle :

  • 100% naturelle, c'est-à-dire sans présence de pesticide, engrais de synthèse, herbicide

  • 100 % pure, c'est-à-dire non dénaturée par des produits de synthèse et sans adjonction d'autres produits

  • 100% intégrale, c'est-à dire non amputée de molécules-traces, distillée dans tout le temps qu'il lui faut pour faire apparaître toutes les molécules qui la constituent.

Seule la certification « bio » garantit ces critères !

2/ Connaître son chémotype

Les composants d'une huile essentielle ainsi que les proportions de ces composants ne sont pas toujours les mêmes, ils varient en fonction de divers facteurs comme l'ensoleillement, l'altitude, la nature et la composition du sol. Ainsi des plantes du même genre botanique peuvent sécréter des essences différentes qui changeront les propriétés chimiques de l'huile essentielle obtenue.

Afin de différencier, dans une même espèce, cette variation chimique, on utilise le terme de « chémotype » signifiant tout simplement « type chimique » et on écrit alors H.E.C.T (huile essentielle chémotypée).

Exemple : l'huile essentielle de Romarin, du genre botanique ROSMARINUS OFFICINALIS présente trois chémotypes différents correspondant à trois indications thérapeutiques différentes :

  • Rosmarinus officinalis camphre , utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires.

  • Rosmarinus officinalis cinéole, utilisé pour ses propriétés antiseptiques pulmonaires et mucolytiques

  • Rosmarinus officinalis verbénone, tilisé pour ses propriété cholagogues et hépatoprotectrices.

II / Mode d'application des huiles essentielles

Dans la mesure du possible, privilégier l'usage externe .

- Par voie cutanée, en massage : la peau est un vecteur naturel efficace des huiles essentielles car le sébum facilite leur passage tandis que les capillaires sanguins et lymphatiques facilitent leur transport. Les huiles végétales de Noisette et de Macadamia sont recommandées pour les diluer car elles franchissent rapidement la barrière cutanée. Mais on peut, pour une meilleure synergie d'action, rajouter des huiles plus spécifiques par leurs propriétés comme par exemple, diluer l'huile essentielle de Gaulthérie anti-inflammatoire dans un mélange d'huile de Noisette et d'huile de Calophyllum également anti-inflammatoire.

% à respecter pour l'usage externe
(HE = huile essentielle ; HV = huile végétale)


Corps

Huile de massage

Bain aux HE

HE pures en application ponctuelle limitée sur un point

3 à 10% dans de l'huile végétale (HV)

3 à 10% dans un dispersant

Visage

Huiles de soin

HE pures déconseillées

1 à 3 % dans HV

- Le bain aromatique est très efficace en cas de refroidissement, de fièvre, de stress ou de douleurs et courbatures (mais jamais d'HE de Menthe car risque de syncope due au refroidissement de la personne !)

- Le cataplasme d'argile associé à des HE est d'une efficacité remarquable. Il doit être être le premier réflexe en cas de douleur. Exemple : en cas d'entorse argile + HE de Gaulthérie

Attention aux :

dermocaustiques à ne jamais utiliser pures sur la peau :Thym à thymol, Cannelle de Ceylan, Sarriette, Origan, Marjolaine à coquilles, Pin sylvestre, Citronnelle, Basilic exotique...

photo-sensibilisantes à ne jamais appliquer avant une exposition solaire : toutes les essences d’agrumes, l'Angélique.