Le glucose fournit aux organes leur principale source d’énergie. Il provient de la digestion des sucres contenus dans les aliments : sucres naturels des céréales, légumineuses, produits laitiers, fruits... et sucres ajoutés des desserts, biscuits, boissons et divers produits industriels...)

Deux hormones sécrétées par le pancréas et agissant en symétrie, l'insuline et le glucagon,  jouent un rôle essentiel pour maintenir la glycémie.

C’est le foie qui « gère » le glucose : il y est apporté et transforméen graisse (stockée essentiellement dans les cellules graisseuses présentes au niveau du ventre) par l'insuline en cas d'hyperglycémie et il y est libéré, en cas d'hypoglycémie, par le glucagon.

Manger des aliments à IG élevé « agresse » le pancréas qui sécrète trop d'insuline pour diminuer ce sucre sanguin. Répété, ce processus conduit à un enchaînement d'hyper et d'hypoglycémies avec sa cohorte de symptômes (fringales, sensation de faim deux heures après le repas, sueurs et malaises, grosse fatigue...). Il conduit également au phénomène dit de « résistance à l'insuline », c'est-à-dire que l'organisme va résister à l'effet de l'insuline qui deviendra moins efficace pour conduire les cellules et les tissus à capter le sucre sanguin et les graisses. A la longue cela peut provoquer la prise de poids, le diabète de type II (diabète non insulino dépendant) et augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.

La notion d’index glycémique (IG) permet de comparer le pouvoir hyperglycémiant (augmentation du taux de glucose dans le sang) de portions d’aliments qui renferment le même poids de glucides. Ainsi, les glucides présentant un IG bas n’entraînent pas une augmentation trop marquée de la glycémie donc ne provoquent pas une sécrétion importante d'insuline et évitent l'enchaînement d'hyper et d'hypoglycémies.

Il est donc essentiel de privilégier une alimentation riche en protéines mais attention toutefois à la surconsommation de protéines animales !

Respecter une alimentation adaptée s'appuie sur huit règles diététiques simples :

  • privilégier les fruits et légumes frais qui constitueront la plus grande part de l'assiette, chaque jour et à tous les repas : 4 portions de légumes aux deux repas principaux (une crudité et un légume cuit) sont recommandés ainsi que 2 à 3 fruits par jour.

    Outre qu'ils sont à IG bas, leur richesse en fibres et antioxydants (notamment en flavonoïdes,et en vitamines C et A, antioxydantes - fruits et légumes divers pour la vitamine C, végétaux colorés contenant du bêta-carotène , que l'organisme transforme en vitamine A) ils ont une action positive sur la glycémie et jouent un rôle anti-inflammatoire. De plus, ils sont draineurs du foie et de l'intestin, deux organes dépuratifs (émonctoires) essentiels pour éliminer les toxines qui s'accumulent tous les jours dans l'organisme mais également pour gérer son poids.

    Christine Calvet - 1

  • favoriser les céréales et féculents à IG bas et les consommer sans excès (pas en grande quantité à tous les repas) afin de conserver un taux d'insuline modéré et constant . Supprimer toutes les céréales raffinées (pâtes blanches, riz blanc sauf basmati) toutes les farines raffinées (pain blanc, viennoiseries, gâteaux, maïzena...) et préférer le riz complet, ½ complet ou basmati, le quinoa, le pain complet ou multi-céréales...etc. Réduire fortement la consommation de pommes-de-terre qui favorise la surcharge pondérale au profit de celle de la patate douce qui présente un IG bas et possède des vertus hypoglycémiantes et antioxydantes.

  • consommer davantage de légumineuses (lentilles, pois-chiches, pois cassés, haricots de toutes sortes, flageolets, soja...) que de céréales car elles présentent un IG bas et améliorent l'équilibre de la glycémie et protègent les artères. De plus, elle apportent rapidement une sensation de satiété et sont riches en minéraux alcalins : potassium, calcium, magnésium

  • éviter les graisses trans d'origine industrielle, accusées de favoriser le diabète, la formation de graisse abdominale et même l’obésité, les maladies cardiovasculaires,, l’inflammation chronique. Elles sont produites par l’industrie agroalimentaire par hydrogénation partielle des huiles végétales et entrent dans la fabrication des biscuits, viennoiseries, pâtes à tartiner, quiches, pizzas et autres plats préparés, margarines non  « bio »

  • limiter les graisses saturées (graisses présentes dans les viandes et charcuteries, produits laitiers dont fromages , crème et beurre) dont la consommation est associée à un risque augmenté de maladies cardiovasculaires, a un action négative sur le diabète et favorise la prise de poids. Il ne s'agit pas de les éliminer mais de les consommer avec modération (un peu de beurre et toujours cru au petit-déjeuner, un peu de fromage au petit-déjeuner mais pas tous les jours ou à la place de la protéine animale le midi, pas plus de trois repas de viande par semaine)

  • augmenter la consommation d'oméga-3 qui améliorent la glycémie et la sensibilité des cellules à l’insuline et dont la déficience est source d'inflammation et retarde la cicatrisation (manger sardines, maquereaux, anchois, harengs, crevettes..etc. noix, lin, chanvre - graines et leurs huiles- ainsi que des algues), tout en diminuant celle d'huiles trop riches en oméga 6 (huiles d’arachide, de maïs, de pépins de raisin et de tournesol) qui remplissent les cellules graisseuses et entretiennent l''inflammation.

  • ajouter à son assiette des graines oléagineuses : noix de toutes sortes, amandes...(non salées, non grillées) pour les fibres, les bonnes graisses, les minéraux, les phytostérols (qui jouent un rôle analogue à celui du cholestérol).

  • réduire la consommation de produits laitiers (à trois fois par semaine si possible), constitués de graisses saturées et qui ont une incidence sur la production d'insuline. En outre, ce sont des aliments acidifiants qui augmentent le risque d''ostéoporose. Les supprimer totalement en cas de crise infectieuse car le lactose est source d'inflammation.

  • introduire des aliments qui ont été reconnus pour posséder une action bénéfique sur la glycémie : l'huile de colza, la patate douce, l'aubergine, la cannelle....