Ainsi, avec quoi se régaler et se réconforter de sa journée de travail, en toute légèreté le soir ?

Alors qu'il est le seul repas que l'on pourrait « sauter » sans incidence pour notre organisme, il est souvent, dans nos vies trépidantes actuelles, le seul pris à la maison et en famille. Il s'agira donc d'en faire un moment de plaisir partagé.

Il faut garder en mémoire  qu'après 17 heures environ nous ne produisons pratiquement plus de sécrétions digestives, ce qui ralentit considérablement notre capacité à digérer, et que nous ne métabolisons que très faiblement les aliments ingérés qui seront stockés en graisses .

    En outre, nous ne sécrétons pas d'insuline la nuit , sauf si nous mangeons des féculents à index glycémique élevé ou un dessert sucré au dîner. Dans ce cas, nous agressons le pancréas en l'obligeant à produire de l'insuline, laquelle transformera ce sucre en réserve de graisses et, de plus inhibera l'hormone de croissance qui joue un rôle réparateur notamment des muscles et des tendons mais également contrôle plusieurs métabolismes de l'organisme ainsi que la répartition des masses musculaires et graisseuses et la qualité de l'os .

Par ailleurs, il est important de soulager les organes d'élimination (nos cinq émonctoires : foie, reins, intestin, poumons , peau) dans leur mission nocturne de détoxination générale et dans leur évacuation d'acides en particulier.

Enfin, de préférence, il devrait être pris tôt entre 19 heures et 19 heures trente et au moins deux à trois heures avant le coucher afin que les aliments aient le temps d'être digérés et ne perturbent pas le sommeil. Le méridien du foie circulant entre 1 heure et 3 heures, son activité sera plus efficace si nous nous sommes endormis entre 21 heures et 23 heures.

Forts de ce savoir, nous ferons peut-être l'impasse sur l'heure idéale pour dîner car il n'est pas toujours facile de l'adapter au rythme de vie de la maisonnée mais nous respecterons sa composition en fonction de nos sécrétions enzymatiques et hormonales et mettrons donc au menu :

  • des soupes , des salades composées de légumes crus et cuits assaisonnées avec des huiles riches en oméga-3 (colza, lin, noix, chanvre, cameline...) qui s'assimilent très bien le soir, régulent le système nerveux et aident à la restauration de la paroi de l’intestin grêle (souvent enflammée par les excès de gluten et de lactose)

  • des protéines sous forme de légumineuses et d'oléagineux qui présentent toutes un index glycémique bas et dont le caractère acidifiant est compensé par leur taux élevé en minéraux aux propriétés basiques (potassium, calcium, magnésium) ou sous forme de poissons gras, mollusques et crustacés pour leur richesse en oméga-3.

  • des desserts de fruits adoucis avec du sirop d'agave ou de la stévia

Quelques suggestions

version végétalienne : des poivrons verts farcis aux flocons de pois-chiches relevés d'un soupçon de piment d'Espelette (sur la photo avec le tout premier chou romanesco de "ma" charmante maraîchère bio !)

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version végétarienne : une omelette vapeur aux cébettes et aux herbes fraîches que vous accompagnerez d'une salade de pourpier, de concombre et de tomate par exemple...

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et pour les amateurs de poisson, pourquoi pas un pavé de saumon sauvage tartiné de tartare d'algues et cuit vapeur avec de beaux et bons haricots verts tout frais ?

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