(1) Mais qu'est-ce qu'une cure de drainage ?

Le drainage consiste à éliminer par nos cinq émonctoires ( foie, intestins, reins, peau et poumons) les toxines résultant du métabolisme ou toxémie endogène (cholestérol, acide urique, acide lactique, acide sulfurique, acide nitrique, acide chlorhydrique...) et des toxiques provenant de notre environnement pollué ou toxémie exogène (médicaments de synthèse, pesticides, herbicides, métaux lourds...).

Ces toxines encrassent notre organisme et la sensation de fatigue générale de la fin de l'hiver en est un signe.

Nos cinq émonctoires, « portes de sortie » de ces toxines, sont , à la fin de l'hiver, souvent débordés par une production trop importante de déchets indésirables due à une alimentation trop riche en graisses et en éléments « dévitalisants » : alcool, tabac, médicaments en excès, chimie de synthèse agricole et alimentaire (alimentation industrielle), stress, ondes...

Il conviendra donc de soutenir ces organes filtres dans leur fonction d'élimination afin que les substances nuisibles ne soient pas refoulées dans les profondeurs tissulaires et causent des lésions : inflammations ou autres maladies ponctuelles, chroniques ou dégénératives.

Pour effectuer ce drainage les plantes apparaissent comme le moyen le plus sûr et le plus efficace : plantes cholérétiques pour le foie, diurétiques pour les reins, laxatives pour l'intestin...

Les plantes drainantes majeures

On les choisira toujours issues de culture biologique ou sauvages et garanties non ionisées

  • la racine de Bardane est une dépurative majeure générale et à tropisme cutané employée traditionnellement contre les maladies de peau. De plus c'est un antibiotique, un diurétique et elle renferme une substance hypoglycémiante (prévention du diabète).

  • l'aubier de Tilleul (le meilleur est celui du Roussillon) : draineur hépato-rénal, il est remarquablement efficace pour éliminer l'acide urique et donc convient particulièrement aux rhumatisants

  • la sève de Bouleau : draineur général

  • La racine de Pissenlit : excellent dépuratif du foie (cholagogue et cholérétique) ; les feuilles sont diurétiques

  • la racine de Chiendent : dépurative et diurétique (très bon draineur rénal)

  • l'Ortie : dépurative, diurétique et reminéralisante

  • le Romarin : draineur hépatique (cholagogue et cholérétique), possède une action anti-toxique et anti-oxydante tout en exerçant une tonification générale de l'organisme.

  • la Fumeterre : dépuratif hépatique, régulatrice des sécrétions biliaires

Mais il y en a bien d'autres que l'on peut classer de la sorte :

  • plantes dépuratives de la sphère digestive (foie, vésicule biliaire et intestins) : Artichaut, Chardon-marie, Radis noir, Gentiane, Chicorée, Ményanthe, Menthes, Thym...

  • plantes dépuratives des reins : Reine des prés, Orthosiphon , Busserole, Frêne, Queues de cerise...

  • une autre plante dépurative à tropisme cutané : la Pensée sauvage

A chacun sa cure selon ses goûts !


Une formule de tisane pour drainer les 5 émonctoires

- Aubier de Tilleul (copeaux), Bardane (racine), Pissenlit (racine), Romarin (feuilles) et Ortie (plante)

En cas de troubles circulatoires, il est conseillé d'y rajouter de la Vigne rouge (stimule circulation et microcirculation sanguines et facilite le retour du sang au cœur) et du Mélilot (très bon veinotonique et régulateur de la fonction lymphatique)

Pour les personnes sujettes aux cystites et autres inflammations urinaires, la Bruyère permettra un nettoyage de l'arbre urinaire.

Pour les rhumatisants et ceux qui souffrent d'arthrose, arthrite et de douleurs articulaires en général, la Reine des prés, véritable « aspirine végétale » grâce à son acide salicylique, possède une activité antalgique et anti-inflammatoire particulièrement intéressante. Très diurétique et anti-oedemateuse elle permet également de lutter contre la cellulite en facilitant l’élimination rénale de l’eau. En outre, souveraine pour neutraliser l’acidité gastrique, elle soulage les brûlures ainsi que les ulcères d’estomac.

Enfin, des fleurs de Sureau, plante diurétique, sudorifique, digestive et anti-inflammatoire pourront compléter cette tisane si la fatigue la fin de l'hiver s'accompagne d'une tendance aux refroidissements et aux rhumes.

Préparation : dans un saladier mélanger les racines et copeaux, dans un autre saladier mélanger les autres plantes. Prendre 4 cuillères à soupe (2 de chaque mélange) pour 1 litre d'eau froide, porter à ébullition douce pendant 15 minutes les trois premiers (racines et copeaux) puis hors du feu rajouter Romarin et Ortie (éventuellement Vigne rouge, Mélilot, Bruyère, Sureau) laisser infuser une dizaine de minutes. Boire "nature" en plusieurs prises en dehors des repas chaud ou tiède.

La cure de sève de bouleau : cure de printemps par excellence puisqu'elle se récolte au printemps !

La sève de bouleau est un excellent draineur de l'acide urique mais également de toutes les autres toxines de l'organisme (c'est un détoxiquant majeur) Elle possède en outre des vertus anti-inflammatoires et reminéralisantes :

  • elle active la diurèse et l’élimination des déchets organiques (acide urique, urée et cholestérol );

  • elle a des propriétés vermifuge, détersive et anti-lithiasique et agit sur les maladies de peau dues à des troubles du système excréteur ;

  • de par son action inflammatoire, elle est utile en cas de douleurs rhumatismales ;

  • ses effets bénéfiques ont été remarqués dans les maladies des reins, de la vessie et de la vésicule biliaire.

Choisir une préparation glycérinée de sève de bouleau fraîche, récoltée de l'année et labellisée « bio »afin de bénéficier du maximum de ses principes actifs .

La posologie habituelle est d'une cuillère à soupe de sève dans un verre d'eau, trois fois par jour, une vingtaine de minutes avant les repas.

Pour optimiser ses effets, il est conseillé de lui associer des macérâts glycérinés concentrés bio de :

  • bourgeons de Cassis : ils exercent une action anti-inflammatoire (utile en cas de douleurs rhumatismales) , stimulent les capsules surrénales (rôle de « cortisone-like ») et donc luttent contre la fatigue, sont adaptogènes, harmonisent l'action de toutes les plantes qu'on lui associe, ils renforcent les défense de l 'organisme et soulagent les manifestations allergiques (manganèse dans la sève)

  • bourgeons de Genièvre : ils contribuent à l’élimination des déchets organiques : urée acide urique, cholestérol... drainent le foie, stimulent toutes les fonctions hépatique.

  • jeunes pousses de Romarin : elles possèdent une action anti-oxydante, anti-toxique, de drainage hépatique et de régénération de l'intestin. Intéressant chez les sujets allergiques.

Attention : ne pas confondre sève de bouleau et jus de bouleau !

Ce dernier provient d'une simple extraction aqueuse des feuilles et donne un produit différent de la sève.

Les hydrolats:

L'hydrolat (ou eau florale) est l'eau recueillie lors de la distillation des fleurs, feuilles ou rameaux des plantes pour obtenir les huiles essentielles (HE). C'est une eau chargée des substances actives hydrosoluble et d'essences florales.

L'hydrolat possède les mêmes propriétés que l'HE mais atténuées (par exemple l'HE de thym à carvacrol contient 46 % de carvacrol tandis que l'hydrolat n'en contient que 32%) et convient bien aux enfants auxquels on ne peut administrer d'HE avant l'âge de 36 mois ainsi qu'aux personnes fragiles. En outre, il est plus doux que les HE qui présentent de grosses molécules difficiles à « casser » par le foie.

  • hydrolat de Genévrier combiné avec de l’hydrolat de Cyprès : activateur hépatique et rénal (efficace contre les jambes lourdes, la rétention d'eau et la cellulite)

  • hydrolat de Romarin à verbénone seul ou combiné à de l'hydrolat de Carotte sauvage : draineur hépato-rénal, purificateur sanguin (carotte sauvage)

  • hydrolats de Romarin à verbénone, Menthe poivrée et Basilic à linalol : contre l'insuffisance biliaire, dépuratif général.

En « eau aromatisée » : une cuillère à soupe d'hydrolat ou d’un mélange d’hydrolats dans un litre d'eau. Boire tout au long de la journée. (posologie pour adulte)

En « tisane » : une cuillère à café d’hydrolat ou d’un mélange d’hydrolats dans une tasse d'eau chaude à raison de 3 tasses par jour.

Attention ! Choisir des hydrolats « bio » et non réservés à la cosmétique (contiennent des conservateurs). Fragiles, ils se conservent au frais (dans le réfrigérateur)

Je déconseille un drainage avec des huiles essentielles qui sont difficiles à assimiler par le foie, toutefois, pour réveiller foie et vésicule biliaire paresseux une goutte de romarin à verbénone dans un verre de jus de carotte avant le petit-déjeuner se révèle efficace (pas plus de 20 jours)