Elle est due au manque de tonus des valvules qui ne font plus remonter correctement le sang au cœur et au manque de tonus et d 'élasticité de la paroi des veines qui se dilatent entraînant stagnation du sang, varices et hémorroïdes.

De plus les veines perdent de leur perméabilité et laissent échapper des liquides organiques à l'origine de l'enflure des jambes et des pieds.

Facteurs aggravants :

les bouleversements hormonaux chez la femme (grossesse et ménopause)

la surcharge pondérale

le vieillissement

la sédentarité

l'exposition à la chaleur et le port de vêtements trop serrés

Mais également un mauvais état des émonctoires car les systèmes hépato-digestif et rénal sont branchés sur le circuit de la grande circulation ainsi qu'une alimentation malsaine trop riche en graisses saturées, en sucres et en aliments dévitalisants ( alcool, café, tabac, antibiotiques, produits contenant conservateurs, pesticides, herbicides...) trop pauvre en fibres, vitamines et minéraux.

Un drainage indispensable avant tout traitement spécifique :

Dès le mois de février, il est recommandé de faire une cure de sève de bouleau de 21 jours qui active la diurèse et l’élimination des déchets organiques  à laquelle on peut ajouter des macérats glycérinés de :

bourgeons de Cassis : ils exercent une action vasoprotectrice et anti-inflammatoire et harmonisent l'action de toutes les plantes qu'on lui associe

jeunes pousses de Romarin : elles possèdent une action antioxydante, antitoxique et de drainage hépatique tout en exerçant une tonification générale de l'organisme.

bourgeons de Sorbier : le sorbier est un excellent draineur veineux qui décongestionne les jambes lourdes et lutte contre les phénomène des mains et pieds froids.

Dès le mois de mars, il est conseillé de débuter le traitement plus spécifique en cure de 21 jours avec interruption de 8 jours et reprise des remèdes jusqu'à la fin des grosses chaleurs.

Une alimentation adaptée 

L'alimentation influe sur la circulation sanguine.

Il est recommandé de privilégier des aliments riches en fibres, vitamines et minéraux comme les fruits, légumes, céréales complètes... et de réduire ceux riches en graisses saturées, en sucres ainsi que tous les aliments dévitalisants. 

Il convient de favoriser tout particulièrement les aliments :

riches en flavonoïdes (antioxydants) qui combattent la fragilité et la perméabilité des capillaires : fruits et légumes, sarrasin, thé vert, gingembre , curcuma, échalotes et oignons, ail qui de plus fluidifie le sang...

riches en vitamine E, C et A qui sont antioxydantes également : céréales complètes et fruits secs oléagineux pour la vitamine E, fruits et légumes divers pour la vitamine C, végétaux colorés contenant du bêta-carotène et des caroténoïdes (précurseurs de la vitamine A)

contenant les bonnes graisses (les acides gras oméga 3, 6 et 9), qui luttent contre l’excès de cholestérol et préservent la souplesse des membranes cellulaires (huiles d'olive, colza, noix... fruits secs oléagineux, poissons gras)

riches en potassium qui favorise l 'élimination de l'eau : fruits secs et légumes secs ;

drainants comme poireaux, fenouil, pissenlits, asperges... pour éviter la rétention d'eau

 et boire beaucoup d'eau et de tisanes !

Les plantes « amies » des veines

Ce sont des veinotoniques qui améliorent leur tonicité et des vasoconstrictrices qui favorisent la diminution du calibre des veines par contraction de leurs fibres musculaires :

les 4 majeures : Ginkgo, Hamamélis, Marronnier d'Inde et Vigne rouge

et les autres : Cyprès, Fragon petit-houx, Noisetier, Mélilot

En complément de ces plantes principales il est intéressant de rajouter : l'Aubépine (régulateur du cœur et de la tension artérielle, calmante) l'Ortie et le lamier (dépuratifs,anti-inflammatoires), l'achillée millefeuilles (anti-inflammatoire, varices), les bourgeons de Sorbier, de Châtaignier... et le citron, tonique veineux et fluidifiant du sang !

En herboristerie, une tisane pour remédier à la stase veineuse

Noisetier (feuilles) 

Fragon petit-houx (rhizome)

Marronnier d'Inde (graines concassées)

Mélilot (sommités fleuries)

Vigne rouge (feuilles)

Ortie (plante entière)

Réglisse (racine) - si pas d'hypertension- ou Verveine odorante (feuilles) pour améliorer le goût

aa (à parts égales) qsp (quantité suffisante pour) 200 g

2 à 3 cuillères à soupe de ce mélange dans 1 l d'eau froide. Porter à ébullition douce pendant 3 minutes puis laisser infuser 5 minutes. Boire froid ou chaud dans la journée.

En phytothérapie : teinture-mère 

une formule veinotonique, diurétique et anti-hémorroïdaire : Teinture-mère (TM) de Marronnier d'Inde, TM d'Hamamélis, TM d'Aubépine et TM de Bouleau – aa / qsp 125 ml

En gemmothérapie des bourgeons pour faciliter la circulation retour

Sorbier, Marronnier, Châtaignier, Cornouiller, Noyer...

 En aromathérapie, des solutions « jambes légères »

préparation huileuse pour redynamiser la circulation périphérique des jambes : huile de Noisette et d’Arnica à parts égales et 2% d'huiles essentielles (HE) de Citrus limonum (Citron) et Cupressus sempervirens (Cyprès) à parts égales

Masser matin et soir la partie inférieure des jambes de bas en haut en partant de la voûte plantaire jusqu’en haut des cuisses.

L'HE de cyprès n'est pas photosensibilisante mais celle de citron oui, le massage du matin doit se faire au moins 3 heures avant exposition au soleil.

Astuce : pour un effet « glaçon » on peut y rajouter de la menthe poivrée (Mentha piperita)

par voie interne : 2 cuillères à soupe d'hydrolat de Cyprès dans 1 l d'eau à boire dans la journée (l'hydrolat est plus doux que l'HE)